La couverture d'une nouvelle machine n'est jamais de tout repos, même quand seules deux de ses exclusivités majeures sur les 4 prévues au lancement nous ont été envoyées avant la levée du NDA. Aussi, pour une fois, pour évoquer Marvel's Spider-Man: Miles Morales, nous avons opté pour un format écrit bien plus court qu'à l’accoutumée et pour une review vidéo fleuve en 4K (garantie sans le moindre divulgâchage évidemment). Malheureusement, il faudra encore attendre quelques heures le temps que l'encodage se termine. On espère que tout cela vous plaira !
MAJ : Ajout de la review vidéo en anglais. Le français arrivera ce soir.
On ne va pas se mentir, Marvel's Spider-Man: Miles Morales ne se démarque pas spécialement de son prédécesseur en termes de gameplay pur. On y retrouve le même mélange entre déplacements acrobatiques, combats et infiltration, avec tout juste ce qu'il faut de petits puzzles pour que la formule soit complète. Le panel de mouvements semble très proche de ce que l'on trouvait dans le jeu de 2018 (pour ne pas dire identique) et seul l'ajout de nouveaux pouvoirs électriques évolutifs donne à Miles une petite particularité supplémentaire. Ils lui serviront à la fois pour vaincre ses ennemis, certaines attaques permettant par exemple de briser les boucliers massifs des adversaires du tisseur, mais également à activer moult générateurs, qu'il faudra parfois relier à des mécanismes en utilisant les fils de toile du héros pour servir de conducteur. Pour le reste, on est en terrain connu, avec une carte remplie d'activités annexes, qu'il s'agisse de quêtes secondaires, de collectibles ou de défis divers. L'arbre de compétences est moins étendu que dans le jeu mettant en scène Peter Parker, mais certaines aptitudes ne pourront se débloquer que lors du New Game + (une par branche, donc 3 au total). À ces capacités que l'on débloque grâce aux points d'expérience acquis, il faut ajouter celles qui sont liées aux défis de déplacement (terminer un parcours donné dans un temps précis pour décrocher la médaille ultime), de combat ou d'infiltration. En marge de la quête principale, il existe aussi des zones en intérieur où il faudra se débarrasser de tous les ennemis présents. Du classique en somme.
L'histoire du jeu n'a pas pour ambition de bouleverser la licence non plus, mais elle s'avère très plaisante à suivre, avec une galerie de personnages attachants et bien doublés (en anglais comme en français). En ligne droite, elle est certes plus courte que celle de son prédécesseur, mais on reste tenus en haleine tout du long, avec une grande intensité dans les combats, même quand on ne fait face qu'à de simples soldats. Il faut dire que ce Spider-Man: Miles Morales n'hésite pas à étendre son champ de bataille à un périmètre plus conséquent, quitte à faire passer le héros de l'extérieur à l'intérieur pour terminer son nettoyage en règle de la zone. Le gameplay se veut toujours aussi dynamique, mais aucune modification n'a été apportée au contrôle du personnage, qui reste toujours un peu flottant quand il se déplace en courant par exemple. Une multitude de costumes est une nouvelle fois débloquable, à condition d'avoir le bon nombre de tokens nécessaires (que l'on gagne toujours en s'acquittant des diverses activités disponibles) et de matériel (à récupérer dans des coffres disséminés dans la ville). Spider-Man oblige, on retrouve la ville de New-York, vêtue cette fois d'un joli manteau blanc et de bien belles guirlandes à l'occasion des fêtes de Noël. La ville n'a pas fondamentalement changé en dehors de cela, mais la rapidité des déplacements et la quasi absence de pop-up sont très appréciables.
Et puisque l'on parle technique, autant vous le dire tout de suite, c'est dans les détails que se fait la différence. Le Spider-Man de 2018 disposait déjà d'une qualité d'image phénoménale, mais le résultat semble ici encore plus net et précis sur Playstation 5. Deux modes graphiques sont proposés, l'un garantissant un affichage en 4K et l'implémentation du ray tracing, le tout à 30 images par seconde, là où l'autre propose ni plus ni moins de découvrir le monde ouvert du jeu à 60 images par seconde, sans pour autant rogner sur la résolution (que l'on suppose dynamique cependant). Dans le mode Fidélité, le ray tracing impressionne par son rendu et sa qualité. Là où Devil May Cry 5 Special Edition ne nous semblait pas vraiment profiter de sa présence, ici tout est fait pour que l'on ne l'oublie jamais. Les immeubles et leurs grandes baies vitrées, la devanture des magasins, le sol mouillé en extérieur ou parfaitement ciré en intérieur, on en prend plein les mirettes. Nos screenshots et notre review vidéo sont d'ailleurs là pour en attester, les images valant souvent mieux qu'un long discours. En optant pour le mode performance, la fluidité (pourtant quasi sans faille en 30 fps dans le mode Fidélité) impressionne, même si le prix à payer pour cela est la disparation des reflets en ray tracing (remplacés par des cubemaps bien pauvres visuellement). Nous n'avons jamais réussi à prendre le framerate en défaut dans ce mode, qui aura la préférence de bien des joueurs on l'imagine.
Enfin, terminons ce tour d'horizon de Marvel's Spider-Man: Miles Morales par l'implémentation des spécificités de la DualSense. Inutile de tergiverser, les apports restent minimes en comparaison de tout ce que l'on ressent dans Astro's Playroom. Déjà, il faut faire une croix sur tout ce qui touche aux fonctions gyroscopiques de la manette, ce qui n'étonnera personne toutefois. Le pavé tactile reprend l'utilisation classique qui en a été faite sur PS4, à savoir l'accès au menu, sans pour autant proposer de raccourcis vers certains onglets à la manière d'un Days Gone. Les gâchettes adaptatives sont mises à profit en revanche, bien qu'il s'agisse juste de les rendre plus résistantes quand Spider-Man lance sa toile pour se balancer d'immeuble en immeuble. Les bienfaits du retour haptique sont quant à eux assez discrets, en dépit d'un effort pour proposer certaines nuances que l'on ne ressentait pas forcément avant dans les jeux (un contact léger entre deux personnages dans une cinématique, le pianotement des doigts sur un clavier, etc.). Il faut dire aussi que, contrairement à un Astro's Playroom, plutôt posé dans son approche du gameplay, Spider-Man laisse sans doute un peu moins le temps au joueur de faire attention à ce type de sensations. On attend donc de voir comment Sackboy A Big Adventure et Demon's Souls tireront profit de la nouvelle manette.
Tous les commentaires (14)
Pour ce qui est du jeu, ayant aimé l'original et Into the spider verse au cinéma, j'ai vraiment envie d'y jouer ! A voir si j'attends de prendre une PS5 pour le faire !
Merci. :)
Bon par contre, et je suis d'accord, sur YT on me reproche mes trop nombreux "hmmmmm". :D
J'aurais préféré avoir le temps d'écrire un script en anglais comme en français, mais j'ai déjà fait assez de nuits courtes cette semaine pour que tout soit prêt à l'heure pour vous. :/